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Les petites idées font de grandes lumières : 1 – Les rentes de la légion d’honneur

Dans les années 70 – suite à la crise pétrolière de 1974 puis à celle de l’énergie en 1979 – en France est née la chasse au « Gaspi » diminutif de gaspillage. C’est vrai qu’à l’époque « on n’avait pas de pétrole mais on avait des idées ».

Aujourd’hui nous n’avons toujours pas de pétrole – sauf à en trouver un jour au large de la Guyane – mais que reste-il de nos idées ?

Dans un contexte de crise qui dépasse non seulement les individus mais également les Etats, le nouveau sport français est la chasse aux niches fiscales ou sociales (dont on parle facilement pour faire sensation) mais surtout pas politiques comme certaines indemnités de fonctionnement de nos élus locaux ou nationaux dont on ne nous dit pas tout…
Il est une niche financière qui pourrait contribuer, sinon à juguler le déficit budgétaire de la France, à rendre service au moins à un secteur d’activité : il s’agit de La Légion d’Honneur.

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La Légion d’honneur est la plus haute décoration française. Instituée le 19 Mai 1802 par Napoléon Bonaparte, elle récompense les mérites éminents militaires ou civils rendus à la nation par les citoyens, en dehors de toute considération sociale ou héréditaire et ce, dans tous les secteurs d’activité du pays. Elle regroupe, sous l’autorité du Grand Chancelier, dans un ensemble qui n’a pas son pareil au monde, outre les décorés, deux maisons d’Education et un Musée.
Son siège se situe depuis le 3 mai 1804 dans le palais de Salm – aujourd’hui palais de la Légion d’honneur – où furent installés lors de leur création, la Médaille Militaire en 1852 et l’Ordre National du Mérite en 1963.

La Légion d’Honneur est une décoration qui coûte cher et ne rapporte financièrement rien outre le prestige pour les promus car, une fois nommés par le Président de la République, ils devront d’abord acheter leur décoration (par exemple, auprès de la Monnaie de Paris) puis s’acquitter des « droits de chancellerie », les frais d’expédition du brevet par la Grande Chancellerie de la Légion d’honneur.

Coût Médaille Droits & Frais
Chevalier 168,50 € 20,28 €
Officier 196,00 € 48,63 €
Commandeur 400,00 € 48,63 €
Grand Officier 815,00 € 73,18 €
Grand Croix 884,50 € 101,38 €

Une rente est bien prévue pour les militaires, mais pour la plupart d’entre eux, elle n’atteint même pas dix euros. Selon le code de la Légion d’honneur « toutes les décorations de l’ordre de la Légion d’honneur attribuées aux militaires et assimilés, au titre militaire actif, ainsi qu’aux personnes décorées pour faits de guerre, en considération de blessure de guerre ou de citation, donnent droit au traitement. » Ceci pour rappeler que cette distinction devait davantage récompenser les actions de vaillance que les stars du show business, les gestionnaires de fortunes, journalistes…

Le montant annuel (chiffres 2004) de cette rente pour les différents grades de la Légion d’honneur est présenté ci-après :

  • Chevalier : 6,10 euros ;
  • Officier : 9,15 euros ;
  • Commandeur : 12,20 euros ;
  • Grand Officier : 24,39 euros ;
  • Grand Croix : 36,59 euros.

Pas de quoi faire fortune individuellement. Un rapport budgétaire du Sénat notait d’ailleurs que la plupart des décorés ayant droit à ce traitement préfèrent y renoncer, et en faire don à la Société d’entraide des membres de la Légion d’honneur. Notons que ces pensions ne sont pas imposables (art. 81-4 et 81-7 CGI) → ne serait-ce pas là une niche fiscale ?

L’affectation budgétaire pour le paiement de ces traitements était de 1.059.004 € en 2005.

La Grande Chancellerie propose cependant un avantage concret avec ses deux Maisons d’éducation de la Légion d’honneur. Des internats d’excellence, non mixtes, avec admission sur dossier et uniforme obligatoire.

Nombre des membres au 15 Juillet 2010 :

15/07/2010 Nombre
Chevaliers 74 834
Officiers 17 032
Commandeurs 3 009
Grands officiers 314
Grands-croix 67
TOTAL 95 256

Les crédits de fonctionnement pour l’administration centrale de la Grande Chancellerie de la Légion d’honneur et des maisons d’éducation se montaient à 15.888.689 euros en 2005 pour un effectif total de 415 personnes.

Cette institution élitiste pourrait – s’il en était – nous faire interroger sur deux sujets : le travail qu’il nous reste à faire quant à la proportion des efforts demandés à la collectivité en ces temps difficiles pour satisfaire une infime partie de la population ; l’inégalité sociale qui tend à s’accroître malgré ce que nous disent nos hommes politiques, en particulier pendant nos chères périodes électorales. Mais cela, c’est une autre histoire.

Enfin, les petites économies trouvées dans de nombreux tiroirs budgétaires peuvent finalement être utiles à tous. L’Etat doit donner l’exemple d’une gestion aussi rigoureuse que juste.

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Lettre d’une cliente à sa banque. Parce qu’elle le vaut bien.

« Cher Monsieur,

Je vous écris pour vous remercier d’avoir refusé le chèque qui m’aurait permis de payer le plombier le mois dernier.  Selon mes calculs, trois nano secondes se sont écoulées entre la présentation du chèque et l’arrivée sur mon compte des fonds nécessaires à son paiement. Je fais référence, évidemment, au dépôt mensuel automatique de ma pension, une procédure qui, je dois l’admettre, n’a cours que depuis huit ans.

Il me faut d’ailleurs vous féliciter d’avoir saisi cette fugace occasion et débité mon compte des 30 euros de frais pour le désagrément causé à votre banque.

Ma gratitude est d’autant plus grande que cet incident m’a incité à revoir la gestion de mes finances. J’ai remarqué qu’alors que je réponds personnellement à vos appels téléphoniques et vos lettres, je suis en  retour confrontée à l’entité impersonnelle, exigeante, programmée, qu’est devenue votre banque.

A partir d’aujourd’hui, je décide de ne négocier qu’avec une personne de chair et d’os. Les mensualités du prêt hypothécaire ne seront dorénavant plus automatiques mais arriveront à votre banque par chèques adressés personnellement et confidentiellement à un(e) employé(e) que je devrai donc sélectionner. Soyez averti que toute autre personne ouvrant un tel pli consiste en une infraction au règlement postal. Vous trouverez ci-joint un formulaire de candidature que je demanderai à l’employé(e) désigné(e) de remplir. Il comporte huit pages, j’en suis désolée, mais pour que j’en sache autant sur cet employé(e) que votre banque en sait sur moi, il n’y a pas d’alternative. Veuillez noter que toutes les pages de son dossier médical doivent être contresignées par un notaire, et que  les détails obligatoires sur sa situation financière (revenus, dettes, capitaux, obligations) doivent s’accompagner des documents concernés. Ensuite, à ma convenance, je fournirai à votre employé(e) un code PIN qu’il/elle devra révéler à chaque rendez- vous. Il est regrettable que ce code ne puisse comporter moins de 28 chiffres mais, encore  une fois, j’ai pris exemple sur le nombre de touches que je dois presser pour avoir accès au service téléphonique de votre banque. Comme on dit : l’imitation est une flatterie des plus sincères.

Laissez-moi développer cette procédure. Lorsque  vous me téléphonez, pressez les touches comme suit : immédiatement après avoir composé le numéro, veuillez presser l’étoile (*) pour sélectionner votre langue, ensuite le 1 pour prendre rendez-vous avec moi, le 2 pour toute question concernant un retard de paiement, le 3 pour transférer l’appel au salon au cas où j’y serais, le 5 pour transférer l’appel aux toilettes au cas où, le 6 pour transférer l’appel à mon GSM si je ne suis pas à la maison, le 7 pour laisser un message sur mon PC. Un mot de passe est nécessaire. Ce mot de passe sera communiqué à une date ultérieure à la personne de contact autorisée mentionnée plus tôt, le 8 pour retourner au menu principal et écouter à nouveau les options de 1 à 7, enfin le 9 pour toute question ou plainte d’aspect général. Le contact sera alors mis en attente, au bon soin de mon répondeur automatique ; le 10 à nouveau pour sélectionner la langue. Ceci peut augmenter l’attente mais une musique inspirante sera jouée durant ce laps de temps. Malheureusement, mais toujours suivant votre exemple, je devrai infliger le prélèvement de frais pour couvrir l’installation du matériel utile à ce nouvel arrangement.

Puis-je néanmoins vous souhaiter une heureuse, bien que très légèrement moins prospère, nouvelle année ?

Respectueusement,

Votre humble cliente. »

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La France face à sa crédibilité : le triple A à tout prix ?

La perspective d’une perte de la note triple A de la dette française s’est accentuée lundi 21 Novembre avec un nouvel avertissement de l’agence de notation Moody’s qui pense que la situation de la France continue de se dégrader. Déjà affaiblis par la crise la dette, les marchés financiers ont immédiatement réagi ; entrainant à la baisse la Bourse de Paris de plus de 2% dans l’après midi.

L’agence de notation s’inquiète des taux de plus en plus élevés auxquels doit faire face le pays pour emprunter sur le marché obligataire et de la dégradation de ses perspectives de croissance.

Dans un commentaire, Moody’s estime que « les coûts de financements élevés (à long terme, ndlr), conjugués à une perspective de croissance qui se détériore, auront des implications de crédit négatives ». En clair, cela signifie une potentielle baisse de la note du pays.

Selon certains analystes, la France ne mérite déjà plus son triple A et les marchés anticipent déjà sa perte.

Le gouvernement de Nicolas Sarkozy a fait de la sauvegarde du triple A par les trois grandes agences de notation une priorité. Le ministre des Finances François Barouin a d’ailleurs réaffirmé dans un communiqué « le caractère intangible des objectifs de réduction des déficits publics », tout en soulignant que « le niveau actuel des taux » auxquels emprunte la France « correspond à des conditions de financement qui sont très favorables ».

Les deux plans de rigueur adoptés depuis l’été risquent de ne pas suffire, malgré les annonces de François Barouin ministre du budget, puisque le gouvernement n’aura pas la main sur les évolutions de la croissance et sur les suites de la crise de la dette en zone euro.

Les taux d’intérêt continuent de progresser alors que la croissance française en 2012 à été ramenée à 1% (encore trop optimiste pour certains) contre 1,75% auparavant.

La crainte des marchés à l’égard de la dette française s’est accentuée ces derniers jours. Les taux à 10 ans, baromètre de la confiance des investisseurs, grimpent, même s’ils restent inférieurs à leur niveau du printemps. Surtout, l’écart de taux (« spread ») grandit avec le Bund, l’obligation allemande de référence. Il s’est creusé à un niveau historique la semaine dernière en dépassant les 200 points de base (2 points de pourcentage).

« La France est prise dans la spirale de la contagion et peu importe tout ce qu’elle pourra annoncer comme mesure de rigueur et toutes les promesses qu’elle fera, elle est entraînée dans un cercle vicieux », estime M. Ducrozet, stratégiste au Crédit Agricole.

Dans les salles de marché, la France est de plus en plus considérée comme un pays du Sud de l’Europe au même titre que l’Espagne et l’Italie du fait de sa dette importante (1.700 milliards d’euros) et de sa faible croissance.

Pour les analystes interrogés, le seul moyen de mettre fin à cette épidémie est une action rapide et volontaire de la zone euro avec notamment une annonce choc lors du prochain sommet européen le 9 décembre. Tous les yeux sont tournés vers la Banque centrale européenne et l’Allemagne pour qu’ils se prononcent par des rachats massifs des titres de dette des pays en difficulté.

En attendant, les mesures prises pour que la France reste crédible aux yeux des investisseurs entraîne sa population vers une fragilité voire une précarité économique qui ne semble pas être le souci premier de ses hommes politiques. Cette situation aurait dû être appréhendée depuis bien longtemps mais nous n’étions – jusque là – peut-être pas assez dans l’urgence.

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Les Français et la crise

Selon le récent sondage effectué par OpinionWay – Sofinco début Octobre pour évaluer l’impact de la situation économique sur les dépenses des ménages français sur ces deux dernières années, il en ressort que :

1 – 40% des français sortent moins, 36% dépensent moins pour s’habiller, 25% partent moins en vacances, 17% dépensent moins pour manger et 19% diffèrent leurs projets.

2 – La dégradation de la situation financière a comme facteur principal selon eux :

  •       L’augmentation des prix des transports, dépenses quotidiennes, consommation, loisirs à 69% ;
  •       L’augmentation des charges telles que : électricité, gaz, télévision, internet pour 62% des personnes       interrogées ;
  •       L’impact sur les salaires qui n’augment pas voire diminuent pour 32% d’entre eux ;
  •       10 % des personnes interrogées ont une baisse de moral et 8% attendent pour mettre en route leur projet.

3 – 29% des personnes affirment qu’il leurs manque chaque mois entre 250 et 500 € pour vivre, contre 24% entre 500 et 1000 € et 25% plus de 1000 €

4 – Un français sur deux subit l’augmentation du coût des produits alimentaires et des dépenses relatives à son logement, ce qui entraîne pour la majorité d’entre eux une baisse des activités de loisirs (52%), des dépenses d’habillement (55%) et une baisse importante de leur capacité et/ou réserve d’épargne (58%).

48% n’investissent plus dans l’amélioration de leur logement.

C’est dans ce contexte que le gouvernement français, dont les membres ne semblent pas être impactés par cette crise qui perdure, demande à ses ressortissants un effort supplémentaire sous la forme d’augmentation de taxes, de prélèvements sociaux, de suppression d’exonérations diverses.

Ils ne font que colmater les trous dans la coquille du bâteau car pendant ce temps, les ménages – qui ne peuvent épargner aujourd’hui ou bien reconstituer leur réserve qui diminue fortement – se paupérisent progressivement.

Cette situation va accélérer le fossé entre les personnes qui auront pu traverser cette crise et les autres qui forment la majorité de la population.

N’oublions pas également que la précarité des revenus d’aujourd’hui fabrique la pauvreté de demain. Compte tenu de l’évolution de l’espérance de vie et de la répartition démographique entre actifs et inactifs, ceux qui liquideront leurs droits à la retraite auront proportionnellement moins de retraite qu’aujourd’hui.

Nous pouvons déjà observer que les retraités subissent chaque année une baisse significative de leur pouvoir d’achat ; les pensions augmentant moins vite que le coût de la vie (hors dépréciation de la monnaie).

Il est vrai que ce n’est pas d’actualité pour des dirigeants qui changeront peut-être en 2012. De droite comme de gauche en passant par le centre, ce phénomène n’est tristement pas évoqué et pour cause… il ne faut pas soulever trop de problèmes à la fois, surtout ceux qui ne sont pas encore là ! Demain sera un autre jour.

Pauvre France ! Comme dirait Robert Lamoureux qui vient de nous quitter.

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Quelques conseils pour protéger vos biens en votre absence

Après 11 mois de labeur, chacun aspire à un repos bien mérité au bord de la mer ou bien à la montagne. Gaz, eau, électricité en mode veille, le réfrigérateur au ralenti, vous vous apprêtez à claquer la porte pour affronter les kilomètres, décidé à profiter de vos congés bien mérités. Votre GPS trône majestueusement sur le tableau de bord de votre véhicule. Les enfants, à l’arrière, disent au revoir à leur amis facebook depuis leur smartphone en accès WIFI HD.

Le tableau est posé pour dépeindre correctement le scénario catastrophe. Et ce qui suit vous expliquera comment les nouveaux gadgets technologiques vont se retourner contre vous.

Après de nombreuses heures de route, le camping des pins est atteint, tous quittent la voiture péniblement, en prenant soin de se décoller lentement du cuir des fauteuils. Les vacances proprement dites peuvent commencer.

Mais après avoir savouré votre première journée de repos sur la plage des sables fins, vous retrouvez votre automobile fracturée et votre GPS – que vous aviez pris la peine de cacher dans la boîte à gants – flambant neuf dérobé, (entre autres).

La colère et les regrets passés, vous vous dites que vous aviez bien fait de souscrire une assurance qui couvrira intégralement les frais, et mis à part les tracas dus aux procédures, ce n’est pas cela qui doit gâcher vos vacances.

Seulement quelques jours plus tard, un appel de la gendarmerie de votre domicile vous informe que vous avez été cambriolé. Quand le hasard s’acharne !

Ce n’est pas le hasard : votre GPS dérobé, comme la plupart aujourd’hui, possède une petite touche bien pratique appelée « Rentrer chez soi ». Vous avez compris : votre casseur n’a eu qu’à se faire guider par ce « traitre » pour retrouver votre maison vide de ses occupants.

Un malheur ne venant jamais seul, grâce aux informations transmises sur les réseaux sociaux tels que : « Pa moy1 2 ce voir, vé a la mer avek mé vieu du 15 au 30 », laissé par votre ado préféré aura tôt fait les choux gras des personnes mal intentionnées qui sauront rafler ce qu’il reste.

Alors voici quelques conseils préventifs qui auront leur utilité :

En ce qui concerne votre GPS, remplacez votre adresse perso par un point d’intérêt proche de chez vous, ce qui n’entravera en rien l’utilisation du bouton « Rentrer chez soi ». Si vous habitez à proximité d’un poste de police mettez leur adresse en lieu et place de votre adresse perso. Si cela n’aide pas à appréhender les malfaisants, cela leur apprendra que vous avez le sens de l’humour.

En ce qui concerne les réseaux sociaux, inscrivez-vous dans les mêmes réseaux que les autres membres de votre famille et faites vous en des « amis » ; cela vous permettra de contrôler les informations qui pourraient nuire à votre patrimoine, sans que vos enfants, par exemple, ne se sentent espionnés.

Soyez attentifs à ce que votre adresse n’apparaisse pas dans les profils. Faites, par ailleurs, attention à certaines applications (comme Where sur Facebook) qui permettent de donner sa localisation en temps réel depuis un portable ou un smartphone relié aux réseaux sociaux.

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Consommation Ménages

Que faire avec moins de 1000 euros par mois ?

D’après l’INSEE, selon son analyse publiée en septembre 2010, près de 8 millions de français vivaient en dessous de ce seuil en 2008 (dernière données connues), soit environ 13% de la population française ; dont près de la moitié avait un niveau de vie inférieur à 773€ mensuels.

Si les données officielles indiquent que la pauvreté a plus ou moins stagné en France avec l’année précédente (13,4 % de la population en 2007), il est à craindre une accélération due aux répercutions de la crise économique, financière, immobilière et sociale pour les années à venir.

Les familles monoparentales sont les plus touchées puisqu’elles représentent 1,6 millions de foyers (2,7% de la population) avec en moyenne moins de 760 € de ressources mensuelles.

Généralement, la pauvreté augmente avec le nombre d’enfants dans le ménage.

Si le taux de pauvreté a reculé de 0,4 points (passant de 13,4% en 2007 à 13% en 2008), cette légère diminution est cependant à relativiser.

En effet, la Caisse Nationale des Allocations Familiales (CNAF) a utilisé, pour la 1ère fois en 2008, les données de l’administration fiscale pour mesurer les ressources ouvrant droit aux différentes allocations. Les prestations ont été calculées jusqu’au 31/12/2008 avec les revenus de 2006. De ce fait, le nombre de bénéficiaires a augmenté et a eu un impact de 0,2 points sur le taux de pauvreté. Une fois cet effet isolé, on considère le taux de pauvreté comme stable et avoisinant les 13% depuis 2004.

Le seuil de pauvreté
Est considéré comme pauvre, un ménage (ou un individu) dont le niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté. Ce seuil est calculé par rapport à la médiane de la distribution des niveaux de vie. Il correspond à 60% du niveau de vie médian (19000 € annuels ou 1580 € mensuels en 2008) soit 949 € par mois pour l’année étudiée.

Les 10 % de la population les plus modestes ont un niveau de vie annuel inférieur à 10 520€ tandis que pour les 10 % les plus aisées, ce niveau est supérieur à 35 550€. Bien que l’écart à cesser de se creuser, il n’en reste pas moins que les plus aisés gagnent, en moyenne, 3,4 fois plus que les moins aisés.Au-delà de ce constat se pose un ensemble de questions consécutives :
1) Que faire avec moins de 1000 € par mois ?
2) Comment s’organiser pour essayer d’enrayer un pouvoir d’achat très bas ?
3) Que se passera t-il au moment de la retraite ou lorsque ces personnes ne seront plus en âge d’être actif ?
4) Comment préparer sereinement les études des enfants dans des conditions précaires ?
5) Comment faire pour construire sa vie lorsque nous sommes en état de dépendance financière ?
6) Enfin, avec qui pouvons nous en parler de manière constructive ?

Il existe des alternatives plus ou moins adaptées à chaque situation mais il est important de savoir que cette situation, si elle tend à gagner les couches moyennes de la population, n’est pas irrémédiable à celui qui en a d’abord conscience puis se donnera les moyens de son ambition personnelle et familiale.